Un serious game est une expérience immersive qui utilise les codes du jeu pour servir un objectif professionnel réel. Vos équipes vivent des situations concrètes, prennent des décisions sous contrainte et en mesurent immédiatement les effets.
« On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation. » — d’après Platon
On mémorise et on transfère bien mieux ce que l’on a vécu que ce que l’on a simplement entendu. C’est le cycle de l’apprentissage expérientiel : expérience → observation → compréhension → mise en pratique.
Le jeu crée une situation-problème réaliste, avec ses contraintes, ses imprévus et ses enjeux. Les participants n’ont pas le temps de « jouer un rôle » : ils réagissent comme ils réagissent vraiment. C’est ce qui rend le débriefing si riche.
Contexte de mission, objectifs, règles de sécurité psychologique. Chacun reçoit un rôle, des informations partielles et des responsabilités.
15 minLe scénario se déroule en temps réel. Le facilitateur injecte des événements : panne, information contradictoire, urgence…
45–75 minRetour sur les faits, les décisions, les échanges. On analyse les comportements, jamais les personnes.
30–45 minChaque équipe identifie 2 à 3 engagements concrets à appliquer dès le lendemain.
15 min| Formation classique | Team building | Serious game | |
|---|---|---|---|
| Objectif | Transmettre un savoir | Créer du lien | Développer des compétences comportementales |
| Posture du participant | Écoute, prise de notes | Divertissement | Acteur, décideur, sous contrainte réelle |
| Ce qui est révélé | Ce que l’on sait | L’ambiance du groupe | Ce que l’on fait vraiment sous pression |
| Mesure | Quiz de connaissances | Satisfaction | Observation des comportements + indicateurs de mission |
| Transfert au travail | Faible à moyen | Faible | Élevé grâce au débriefing et aux engagements |
Le serious game agit là où les formats traditionnels peinent à transformer les pratiques.
On retient durablement ce que l’on vit. Du concept à l’action : la compétence devient un réflexe.
Pression, incertitude, interactions réelles : qui prend la parole, qui se tait, qui décide.
La mission ne réussit que si l’équipe décide et coopère mieux qu’un individu seul.
On se souvient d’une mission, pas d’un diaporama. L’émotion favorise l’adhésion au changement.
Grilles d’observation, indicateurs de mission, débriefing structuré : des axes de progrès actionnables.
Une expérience innovante et valorisante, qui renforce la marque employeur.
Les soft skills sont les savoir-être qui permettent de travailler efficacement avec les autres et de s’adapter à l’imprévu. Difficiles à évaluer en entretien, presque impossibles à enseigner en salle : le serious game les rend visibles, observables et travaillables.
Transmettre clairement, vérifier la compréhension, oser dire quand quelque chose ne va pas.
Décider vite avec des informations incomplètes, puis réviser quand la situation évolue.
Fixer le cap, répartir les rôles, soutenir l’équipe — et savoir s’effacer derrière l’expertise d’un autre.
Partager l’information, aider spontanément, accepter l’interdépendance.
Reconnaître ses signaux de surcharge, garder sa lucidité, éviter l’effet tunnel.
Distinguer l’urgent de l’important, séquencer, accepter de ne pas tout traiter.
Rebondir face à l’imprévu, changer de plan sans perdre la cohésion.
Percevoir, comprendre, anticiper : voir venir plutôt que subir.
Le décor change ; les mécanismes humains, eux, sont exactement ceux de votre organisation. Choisissez un scénario pour découvrir son déroulé, ses rôles et ses objectifs pédagogiques.
Plongez dans le monde exigeant du cockpit : un environnement où chaque décision compte et où la communication doit être claire, concise et sans faille.
Les participants préparent et conduisent une mission de vol en équipe. Tout se passe bien… jusqu’au premier imprévu : panne technique, météo défavorable, passager malade, consignes contradictoires. L’équipage doit garder le contrôle, partager la charge et décider ensemble.
Idéal pour : managers, équipes projets, cellules de crise.
Briefing & prise de rôle — présentation de la mission, constitution des équipages, répartition des responsabilités.
Préparation du vol — check-lists, briefing départ, règles de communication de l’équipage.
Imprévus en vol — panne, dégradation météo, événement en cabine : priorisation, gestion de la charge, décision.
Retour au sol — fin de mission et premiers ressentis à chaud.
Débriefing — analyse des faits, facteurs humains, engagements de transfert.
À l’issue de la session, les participants seront capables de :
Un scénario inspiré du travail des équipes de la sécurité civile : informations incomplètes, pressions médiatiques, priorités contradictoires.
Une alerte tombe : la situation est floue, les remontées du terrain se contredisent et le temps presse. Les participants forment une cellule de crise. Ils doivent comprendre, décider, coordonner les moyens et communiquer — vers le terrain, les autorités et les médias — alors que la crise évolue en temps réel.
Idéal pour : COMEX, communication interne, RH, direction générale.
Briefing & activation — contexte, constitution de la cellule de crise, attribution des fonctions.
Alerte et premières décisions — informations partielles, priorisation des enjeux, premières actions.
Montée en puissance — nouveaux événements, ressources limitées, sollicitations des parties prenantes.
Pression médiatique — prise de parole publique, cohérence du message, gestion de l’image.
Débriefing — décisions, communication et fonctionnement de la cellule.
À l’issue de la session, les participants seront capables de :
Bienvenue dans la salle de contrôle. Les participants prennent en charge un secteur d’espace aérien. Le trafic s’intensifie, la météo se dégrade, les demandes arrivent de partout — et chaque instruction radio doit être juste du premier coup.
Comme dans votre organisation lors d’un pic d’activité, l’équipe doit séquencer les flux, coordonner les transferts entre positions et arbitrer en continu entre sécurité, ponctualité et charge de travail. Personne ne voit tout : la réussite dépend de la qualité des échanges.
Idéal pour : équipes opérationnelles, service client, logistique, supply chain, managers de proximité.
Briefing & prise de poste — secteur, règles de phraséologie, positions de contrôle.
Phase 1 — Montée en charge — le trafic double, les fréquences saturent. Qui délègue ? Qui s’isole ?
Phase 2 — Dégradation — orage sur la zone, fermeture d’une piste : le plan initial ne tient plus.
Phase 3 — Urgence — un équipage déclare un problème à bord : prioriser sans perdre le reste du trafic.
Débriefing — charge de travail, communication, coordination, transfert au quotidien.
À l’issue de la session, les participants seront capables de :
| Commandant de Bord | Sécurité Civile | Contrôleur Aérien | |
|---|---|---|---|
| Enjeu principal | Leadership et communication sous pression | Décision en situation complexe et incertaine | Coordination et gestion de la charge |
| Situation type en entreprise | Projet critique, incident client, décision à chaud | Crise, transformation, conflit de priorités | Pic d’activité, flux continu, interfaces entre services |
| Idéal pour | Managers, équipes projets, cellules de crise | COMEX, directions, RH, communication | Équipes opérationnelles, service client, logistique |
| Durée | 60–90 min | 120 min | 90–120 min |
| Niveau | Intermédiaire | Intermédiaire / Avancé | Tous niveaux |
| Intensité | ●●●○ | ●●●● | ●●●○ |
Notre approche s’inspire des métiers à haut risque — aviation, contrôle aérien, sécurité civile — où la performance collective dépend autant de la communication que de la compétence technique.
Dans l’aviation, une large part des incidents graves trouve son origine non pas dans une défaillance technique, mais dans un problème de communication ou de coordination. Ce constat a donné naissance, à la fin des années 1970, au CRM (Crew Resource Management), aujourd’hui adopté par les hôpitaux, l’industrie, le nucléaire et les services d’urgence. Nos scénarios en reprennent les outils.
Celui qui reçoit une consigne la reformule ; celui qui l’a donnée confirme. Une boucle simple qui élimine une grande partie des malentendus.
Des mots précis, des messages courts, une structure attendue. Moins d’ambiguïté, moins de charge mentale.
Objectif, risques, qui fait quoi, quand se reparle-t-on ? Deux minutes qui en font gagner vingt.
« J’observe… Je suis inquiet parce que… Je propose… ». Le silence est souvent le premier maillon d’un accident.
Une alerte ignorée ? On la répète. Ignorée deux fois ? On escalade. La hiérarchie ne doit jamais bloquer la sécurité.
Toute demande appelle une réponse, toute action un compte rendu. « C’est fait » vaut autant que « je m’en occupe ».
Les facteurs humains étudient les capacités et les limites de l’être humain au travail : attention, mémoire, fatigue, stress, biais, dynamiques de groupe. L’objectif n’est pas de chercher un coupable, mais de comprendre les mécanismes pour concevoir des organisations plus sûres et plus performantes.
Un peu de pression stimule ; trop de pression dégrade (loi de Yerkes-Dodson). Nos scénarios font monter la charge pour que chacun repère son propre point de bascule.
Selon le modèle de Mica Endsley. En débriefing, on repère à quel niveau l’équipe a « décroché ».
Percevoir — Ai-je vu les bons éléments ? Ont-ils été partagés ?
Comprendre — Que signifient-ils pour la mission ? Avons-nous la même lecture ?
Anticiper — Que va-t-il se passer dans 5, 10, 30 minutes ? Quel est le plan B ?
Pour James Reason, un incident survient rarement à cause d’une seule erreur : c’est l’alignement de plusieurs failles (organisation, procédures, communication, individu) qui le rend possible. Chaque membre de l’équipe est une barrière : le serious game montre comment chacun peut fermer un trou.
Sans débriefing, un serious game reste une bonne activité. Avec un débriefing structuré, il devient une formation : l’expérience vécue devient prise de conscience, puis engagements concrets. Nos facilitateurs suivent une méthode en quatre temps.
Chacun exprime en un mot ce qu’il a ressenti. On reconnaît les émotions avant d’analyser.
Reconstituer la chronologie : que s’est-il passé, qui savait quoi, à quel moment ?
Quels facteurs humains ont joué ? Qu’est-ce qui a aidé, qu’est-ce qui a freiné ?
Où retrouve-t-on cela au quotidien ? Que faisons-nous différemment dès lundi ?
Un serious game n’a de valeur que s’il change quelque chose au quotidien. Nous construisons chaque intervention avec vous, en amont et en aval de la session.
Entretien avec vos RH ou managers : enjeux, population, situations à cibler. Adaptation du scénario et du débriefing.
Grille d’observation centrée sur la communication, la décision, la coopération et la gestion de la charge.
Synthèse écrite : constats collectifs, facteurs humains identifiés, points forts, axes de progrès, engagements.
En option : session de suivi à 1–3 mois, ateliers complémentaires, intégration dans vos parcours.
Sous pression, face à l’imprévu ou à la nécessité de coopérer, chacun révèle sa manière de communiquer, décider, diriger ou s’adapter.
Cohésion stratégique, arbitrages, gouvernance, gestion de crise.
Parler à un expert →Développement des talents, détection des potentiels, parcours.
Construire un parcours →Pédagogies actives, soft skills, préparation au monde pro.
Programme académique →Scénarios construits à partir de situations réelles et de contraintes crédibles.
Simulateurs de vol, écrans radar, communications radio, perturbations des chaînes de commandement…
Des professionnels formés aux facteurs humains, pour des feedbacks exploitables.
Événements, vocabulaire et débriefing adaptés à vos métiers et à vos enjeux.
Atelier 90′ • Demi-journée • Journée
Intra-entreprise • On/Offsite • Écoles
10 à 25 participants par groupe, jusqu’à 8 groupes par jour. Des clients de plus de 1 000 salariés formés en quelques jours.
Brief & prise de rôle, gameplay, débriefing guidé, restitution synthèse & axes de progrès.
Non. Les scénarios sont conçus pour des non-spécialistes : tout est expliqué pendant le brief. Le contexte n’est qu’un terrain de jeu ; ce sont les comportements humains qui comptent.
Par défaut, non. L’observation porte sur la dynamique collective. Une restitution individuelle peut être proposée dans un parcours de développement, uniquement avec l’accord des participants.
Un escape game vise le divertissement. Un serious game vise le développement de compétences : ses événements sont pensés pour faire émerger des comportements précis, et il est toujours suivi d’un débriefing pédagogique.
Oui. Événements, vocabulaire et surtout débriefing s’adaptent à vos enjeux : relation client, sécurité industrielle, conduite du changement, santé, logistique…
Certaines formations sont proposées en partenariat avec un organisme certifié Qualiopi, ce qui les rend éligibles à une prise en charge par votre OPCO. Contactez-nous pour vérifier votre éligibilité.
Parlons de vos enjeux et concevons la mission qui fera progresser votre organisation.